Apprentissages
Il fait beau, Petit déjeuner dans le jardin de l’International Guest House. Les « trekkeurs » sont d’attaque et avalent pancake, omelette, toasts en buvant du thé. Les oiseaux se battent leurs restes et je les imagine piailler de surprise devant cette cacophonie de langues parlées, essentiellement européennes.
Je suis désappointé. Pas de café sinon soluble. Pas si international que ça, le Guest House. Erreur, car le soir même, je trouverai le bar et donc la possibilité de déguster un véritable expresso, de surcroît délicieux. Nous prenons nos petit-déjeuners dans le jardin de l'hôtel, agréable et frais, spacieux et charmant avec sa décoration aux références bouddhiste et indouiste. on ne se croirait pas en plein centre ville si les constructions autour jetaient leur regard sur ce petit jardin d'Eden.
On attaque vraiment la journée avec une séance de remplissage de formulaire car il faut garder les bonnes habitudes de la veille. L’opération réclame passeport, permis moto, assurance, photos d’identité et malgré quelques grincements de dents, sans grande conséquence vu qu’il en manque pas mal pour certains, elle est vite pliée, hâte d’aller retrouver – peut-être - les motos.
Ce matin, nous rencontrons notre chauffeur, Rajouh, qui nous accompagnera partout sauf dans la vallée du Mustang totalement inadaptée à son véhicule. Il doit nous emmener ce matin sur le site de Swayambunath également appelé « temple des singes », l’un des plus anciens et des plus vénérés sites bouddhistes de Katmandou. On ne le fera donc pas en moto. Elles ne seront en effet disponibles qu’en début d’après-midi ! De toute façon, il faut au préalable se consacrer à l’acquisition d’un pass touristique pour le Mustang. On replonge dans l’attente, mais cette fois-ci c’est Surendra qui piétine dans la queue qui s’est formée au ministère du tourisme.
Pour terminer la matinée, nous déambulons sur le site du Swayambhunath, un ensemble de temples, classé au patrimoine de l’Unesco et impitoyablement visité par les touristes, les singes, les autochtones, les chiens et les marchands du temple…
Les photos s’imposent
Les photos s’imposent
Surendra nous apprend que les
statuaires mandalas composés de quatre représentations de bouddha ne sont ni
plus ni moins qu'une boussole. En effet les « Cinq dhyani bouddhas »
ou encore « Bouddhas des cinq directions » se prêtent à différentes
interprétations. Ils sont associés aux cinq éléments, aux cinq sagesses et aux
cinq directions à la manière des cinq Agni, des cinq Indra ou des cinq faces de
Shiva de l’hindouisme.
- Pourquoi cinq et non
quatre ?
- Et oui, car il ne faut
pas oublier
le centre? Regardez bien la position du bras droit. mémorisez là car
ainsi vous saurez même la nuit la direction que vous propose Bouddha.
Après le repas de
midi, en tout début d'après-midi, nous touchons –enfin - nos motos pour
une appréhension de la circulation en ville !
Surendra, notre guide pas si
débonnaire que cela, voulait sans doute tester nos capacités motocycletaines[1].
Il fut servi ! Paris vaut largement Katmandou pour un apprentissage approfondi.
Mais ici en sus, les joies de la pagaille organisée, l'application miraculeuse
de la justesse des principes énoncés par la théorie du chaos. Et que la ville
est grouillante de vie, de bonne humeur, de couleurs lorsque la vitesse somme toute relative cache les ordures et la
pauvreté mais non les nids de poule, bien au contraire... Un petit tour par la vieille ville de Katmandou, Durbar
Square et ses temples séculaires, l’ancien palais royal et la demeure de la
Kumari, cette déesse vivante encore honorée aujourd’hui.
[1] et non
motocyclopédiques, terme un peu trop ampoulé à mon goût
Un petit arrêt rafraichissant avant de rentrer à
l'hôtel en passant par le quartier du palais royal, encore bien endommagé par
le terrible tremblement de terre de 2015.
Les filles sont parties de leur côté rencontrer
le club Soroptimiste de Katm.
Nous les attendons
pour le repas que nous reprenons dans les jardins de l'hôtel. C’en est terminé pour Katmandu du moins le croyons nous car en
principe nous ne la retrouverons que d’ici une quinzaine de jours. Aussi s'impose un dernier tour de ville avant d'aller se coucher ; histoire de jeter un nouveau regard sur l'encombrement des cieux deKatmandou.
Puis nous regagnons nos chambres sans oublier de jeter à nouveau un regard sur nos montures du lendemain.

































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