Prémices
Destination Népal ! Nous étions deux copains intéressés par l'affaire. Deux
copains motards, deux copains molars (pour
ceux qui ne connaissent pas, allez faire une tour sur Lilo et surtout pas, sur ce jean-foutre de google), attirés par
les sommets, non ceux de la célébrité, mais plutôt par ceux qui dominent notre
bonne vieille planète. Puis, deux autres fous de bécanes se sont présentés ;
recrutés par amitié et pour constituer un groupe de motards suffisamment
important pour l'obtention de tarifs intéressants tout en restant
raisonnablement restreint pour limiter l'organisation du périple. Ce fut le
postulat de départ. Avec quelques autres "aménagements"
indispensables tels qu'un véhicule d'accompagnement pour transporter bagages,
mécanicien, outils, guide, voire pièces de rechange et surtout nos épouses
persuadées que l'attachement à leur mari ne justifie pas de souffrir sur une
selle de moto.
Un autre copain, fort de deux Roadtrips avec un ami népalais, nous avait convaincu de la nécessité d'y aller sans tarder, Souvenirs somptueux et garantis de parcours sur des routes défoncées, des chemins accueillant torrents et cascades, le long de fossés sans fond et de falaises effondrées.
Du coup les assurances étaient devenues l'obsession de nos femmes.
Nous avions beau être pour la plupart des intellectuels, oh sans grande ambition, d’un certain âge et pour certains... d'un âge certain, plus habiles à tourner les pages d'un bouquin qu'à tenir un guidon. Nous refusions toutefois la sédentarité d'un retraité et de sacrifier nos vie aux discours des autres. Nous partagions le sentiment de Jean Buhler qui écrivait "Comme je déteste soudain ces aventuriers de chambre close qui se satisfont des seuls vagabondages de l'esprit, escaladent les montagnes des bibliothèques, parcourent des plaines de papier imprimé, se rafraîchissent au Fleuve suffisant d'un poème et ne sentent pas dans leur pouls l'appel de l'aventure terrestre".
Toutefois, d'aller comme lui, sac au dos, poussé par "le désir des solitudes conquises" point sans faut. Gangrené par le virus presse-bouton, sous la dépendance du Tout-Compris, il était hors de question de partir sans biscuit, à condition malgré tout qu'ils nous tombent tout cuits. Et comme tels, il nous arrangeait bien que nos épouses prennent l'organisation matérielle de la chose à leur compte.
En général on voyage jeune, les kilomètres parcourus alimentant une maturité en devenir. Pour ma part, j'ai sauté cette étape, saisi par une paternité qui m'a enchanté mais incarcéré dans le nid bricolé d'une famille enchantée et friponne. C’est donc grand-père que je voyage ! C'est coiffé de cheveux blancs sous mon casque que j'appréhende les grands espaces, les terres infinies, et les montagnes colossales. La plupart du temps sur deux roues relayant les trois roues aux années futures, quand mes jambes ne pourront plus tenir les 400 kilos d'une Harley Davidson.
Aujourd'hui la destination me refuse cet engin. Mes jambes ne s'en plaindront pas. Mon "fondement", peut-être bien, sans préjuger du confort des Royal-Enfield.. Or l'indienne, exclusive, refuse la présence d'une tierce personne. Madame, donc, me suivra en pickup.
Un autre copain, fort de deux Roadtrips avec un ami népalais, nous avait convaincu de la nécessité d'y aller sans tarder, Souvenirs somptueux et garantis de parcours sur des routes défoncées, des chemins accueillant torrents et cascades, le long de fossés sans fond et de falaises effondrées.
Du coup les assurances étaient devenues l'obsession de nos femmes.
Nous avions beau être pour la plupart des intellectuels, oh sans grande ambition, d’un certain âge et pour certains... d'un âge certain, plus habiles à tourner les pages d'un bouquin qu'à tenir un guidon. Nous refusions toutefois la sédentarité d'un retraité et de sacrifier nos vie aux discours des autres. Nous partagions le sentiment de Jean Buhler qui écrivait "Comme je déteste soudain ces aventuriers de chambre close qui se satisfont des seuls vagabondages de l'esprit, escaladent les montagnes des bibliothèques, parcourent des plaines de papier imprimé, se rafraîchissent au Fleuve suffisant d'un poème et ne sentent pas dans leur pouls l'appel de l'aventure terrestre".
Toutefois, d'aller comme lui, sac au dos, poussé par "le désir des solitudes conquises" point sans faut. Gangrené par le virus presse-bouton, sous la dépendance du Tout-Compris, il était hors de question de partir sans biscuit, à condition malgré tout qu'ils nous tombent tout cuits. Et comme tels, il nous arrangeait bien que nos épouses prennent l'organisation matérielle de la chose à leur compte.
En général on voyage jeune, les kilomètres parcourus alimentant une maturité en devenir. Pour ma part, j'ai sauté cette étape, saisi par une paternité qui m'a enchanté mais incarcéré dans le nid bricolé d'une famille enchantée et friponne. C’est donc grand-père que je voyage ! C'est coiffé de cheveux blancs sous mon casque que j'appréhende les grands espaces, les terres infinies, et les montagnes colossales. La plupart du temps sur deux roues relayant les trois roues aux années futures, quand mes jambes ne pourront plus tenir les 400 kilos d'une Harley Davidson.
Aujourd'hui la destination me refuse cet engin. Mes jambes ne s'en plaindront pas. Mon "fondement", peut-être bien, sans préjuger du confort des Royal-Enfield.. Or l'indienne, exclusive, refuse la présence d'une tierce personne. Madame, donc, me suivra en pickup.


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